
À la fin d'octobre, le bronzage est parti et ce qu'il cachait apparaît : des taches brunes sur les joues, des taches de rousseur qui ne sont pas reparties, un teint moins uniforme qu'au printemps. L'automne est la saison où les cliniques traitent la pigmentation, et les deux traitements les plus utilisés sont le peeling chimique et la lumière pulsée Lumecca IPL. Ils n'agissent pas de la même façon et ne conviennent pas aux mêmes peaux. Voici comment les distinguer.
Pourquoi l'automne est la bonne saison
Les deux traitements rendent la peau plus sensible au soleil pendant la guérison, et le soleil sur une peau en guérison est la première cause d'une pigmentation qui revient plus foncée. Les traitements par la lumière comportent aussi plus de risques sur une peau bronzée, parce que la lumière est absorbée par le pigment du bronzage autant que par la tache. C'est pourquoi l'IPL exige quatre semaines sans exposition au soleil ni autobronzant avant la séance.
D'octobre à mars à Montréal, les journées sont courtes, l'indice UV est bas et la peau est presque toujours couverte. L'écran solaire reste nécessaire tous les jours, même sur la neige, mais les conditions sont beaucoup plus faciles à gérer qu'en juillet.
Savoir quel type de pigmentation vous avez
Les taches solaires sont des marques brunes, plates et bien délimitées, sur les zones les plus exposées : joues, tempes, mains, décolleté. Les taches de rousseur sont plus petites et plus pâles, et elles foncent au soleil. Les marques post-inflammatoires sont les traces brunes ou rougeâtres que laissent l'acné ou une irritation. Le mélasma forme des plaques plus larges et symétriques sur le front, les joues ou la lèvre supérieure, et il est influencé par les hormones.
Ces pigmentations ne répondent pas au même traitement. Le mélasma en particulier peut s'aggraver avec la chaleur et la lumière, et il s'aborde avec prudence. Une tache qui a changé de forme, de couleur ou de taille, ou qui saigne, doit être examinée par un médecin avant tout traitement esthétique. C'est la raison pour laquelle la consultation vient en premier.
Comment fonctionne l'IPL
IPL signifie lumière pulsée intense. La pièce à main émet des impulsions de lumière à large spectre, absorbées par la mélanine, le pigment brun, et par l'hémoglobine, le pigment rouge des vaisseaux. Les taches traitées foncent dans les jours qui suivent, puis desquament en 7 à 14 jours. Comme la lumière cible aussi le rouge, la même séance peut apaiser les rougeurs diffuses et les petits vaisseaux visibles.
Une séance dure de 30 à 45 minutes, avec une légère rougeur et une sensation de chaleur ensuite. La plupart des gens voient une amélioration après une à trois séances espacées de quatre semaines.
L'IPL ne convient pas aux peaux bronzées ni aux peaux foncées, chez qui le risque de brûlure et de changement de pigmentation est plus élevé. On l'évite aussi pendant la grossesse, avec des médicaments photosensibilisants et dans les six mois suivant un traitement à l'isotrétinoïne.
Comment fonctionne un peeling chimique
Un peeling utilise une solution acide, choisie et dosée pour votre peau, appliquée pendant une durée contrôlée. Elle détache les couches superficielles abîmées et accélère le renouvellement cellulaire. La peau pèle pendant trois à sept jours, et celle qui apparaît est plus lumineuse et plus uniforme. Le médecin choisit la formule et la profondeur, de l'acide glycolique, lactique ou salicylique jusqu'au TCA.
Un peeling traite toute la surface, pas une tache à la fois. C'est donc un bon choix pour un teint terne, une pigmentation diffuse, les marques laissées par l'acné et une texture irrégulière. On prévoit généralement une à trois séances espacées de trois à quatre semaines. Les peelings superficiels s'adaptent aussi à un plus large éventail de teints que les traitements par la lumière.
Un peeling est reporté en cas de grossesse, de feu sauvage actif, d'eczéma ou de psoriasis sur la zone, ou d'un traitement à l'isotrétinoïne dans les six derniers mois.
Peeling ou IPL : comment se fait le choix
Des taches brunes bien nettes sur une peau claire, surtout si elles s'accompagnent de rougeurs ou de vaisseaux visibles, orientent vers l'IPL. Un teint terne et inégal dans son ensemble, des marques d'acné ou un souci de texture orientent vers le peeling. Une peau foncée, ou qui bronze facilement, oriente aussi le plus souvent vers le peeling.
La récupération diffère également. Après l'IPL, les taches paraissent plus foncées pendant une semaine ou deux, puis se détachent. Après un peeling, tout le visage pèle pendant quelques jours. Ni l'un ni l'autre n'empêche de travailler, mais les deux se planifient mieux quand on sait à quoi s'attendre.
Les deux s'utilisent parfois l'un après l'autre, à quelques semaines d'intervalle, quand la peau présente à la fois des taches nettes et un teint terne. Cette décision se prend devant votre peau, pas à partir d'un menu.
Les soins avant et après
Avant l'un ou l'autre : cessez les rétinoïdes environ une semaine avant, évitez l'épilation à la cire sur la zone et portez un écran solaire tous les jours. Pour l'IPL, présentez-vous sans bronzage ni autobronzant.
Après : un nettoyant doux et une crème hydratante, rien d'autre. Ne grattez pas et n'arrachez pas les peaux, car les retirer trop tôt peut laisser une marque. Évitez la chaleur et l'exercice intense pendant 48 heures. Appliquez un FPS 50 tous les jours pendant au moins quatre semaines.
Garder le résultat
Aucun des deux traitements ne change la façon dont votre peau réagit au soleil. De nouvelles taches se formeront avec de nouvelles expositions. C'est donc l'écran solaire quotidien qui protège le résultat, avec une séance d'entretien au besoin.
Une fois le teint plus uniforme, la texture et l'hydratation deviennent souvent la question suivante. Notre article sur le Morpheus8 traite de la fermeté et de la texture, et un skin booster répond au besoin d'hydratation. Si vous comparez les cliniques, comment choisir une clinique esthétique présente les questions à poser. Pour faire évaluer votre peau, contactez la clinique.